Le FADEL (Fonds d’aides au développement de l’économie du livre en Normandie) vient en aide aux acteurs du livre en région. Caroline Triaureau, éditrice pour la maison d’édition, La marmite à mots, raconte son expérience du dispositif.
© La marmite à mots

Pouvez-vous présenter en quelques lignes votre maison d’édition ?

C’est une maison d’édition jeunesse créée en juin 2015, comptant actuellement 75 titres allant de 2 à 14 ans, à la fois des romans et des albums. Nous sommes diffusés et distribués par la Cedif pollen.

Nous avons pour ligne éditorial « lire en s’amusant, grandir en lisant ».

 

Pouvez-vous présenter le (les) projet(s) aidé(s) par le fonds d’aides au développement de l’économie du livre en Normandie (FADEL) ?

Nous avons eu des aides à la publication d’ouvrages, ce qui nous a permis de publier de grands formats avec des couvertures cartonnées. Nous avons également eu des aides en 2021 en ce qui concerne la communication notamment l’impression des catalogues.

L’aide a permis aussi de trouver une agence littéraire pour des cessions de droits. C’était l’occasion pour nous de déléguer cette partie de notre travail à des professionnels qui ont déjà un carnet d’adresse.

 

Quel impact cette action a-t-elle eu sur votre activité professionnelle ?

En ce qui concerne la publication d’ouvrages, l’aide nous a permis d’avoir un bon rythme de parutions mais aussi d’absorber le prix du papier pendant la crise. Le lecteur était ainsi moins impacté par la hausse des prix. Pour les beaux albums, ça nous a également aidé parce que nous avons remporté des prix au niveau national, ce qui nous a donné, à nous et à nos auteurs, plus de visibilité.

Néanmoins, pour les cessions de droits, l’action a été ralentie parce que l’agence que nous avions trouvée a ouvert pendant la crise et n’a pas subsistée. Actuellement, nous avons trouvé une autre agence, une agence parisienne, reconnue dans le travail de cession de droits et qui a ouvert un département jeunesse.

 

L’aide du FADEL a-t-elle été déterminante pour votre projet ?

Oui, clairement et d’autant plus suite à la hausse des prix du papier et aux difficultés de mise en place en librairie pour les petites structures. La crise 2020-2021 a totalement immobilisé le secteur avec notamment l’annulation des salons. Le FADEL nous a permis de maintenir la maison à flots pendant cette période. Sans le FADEL je n’aurai pas pu publier ces grands albums, ni prendre contact avec l’agence de droits.

Avec le FADEL, nous avons un gage de confiance avec le soutien de la DRAC, de Normandie Livre & Lecture et de la Région, c’est rassurant pour les petites structures et ça nous aide auprès des libraires et autres structures. Cela nous permet d’élargir notre public et d’envisager une visibilité à l’échelle internationale et nationale.

Ce gage de reconnaissance est un argument important face aux partenaires avec lesquels nous travaillons.

Savoir que nous sommes soutenus c’est très important et ça l’a été encore plus pendant cette période de crise sanitaire. Moralement, ça a été déterminant.

 

Caroline Triaureau, maison d’édition La marmite à mots

[Soutenu par le FADEL] Maison d’édition La marmite à mots