© Catherine Dente

J’aime pas Flaubert, un film de Christian Clères

Christian Clères avoue avoir lu Flaubert pour les besoins de son film et y avoir pris goût ! Pour lui, Flaubert est un écrivain inclassable et profondément moderne, qui a écrit des œuvres très différentes les unes des autres. Selon lui, Madame Bovary fait résonance aux mouvements comme MeToo, et Un cœur simple répond à la question « À quoi s’accrocher pour vivre, malgré les difficultés ? ». Alors, quand on lui pose la question « Pourquoi faut-il lire ou relire Flaubert ? », Christian Clères répond sans hésiter : « Parce que, pour apprécier la littérature d’aujourd’hui, il faut connaître celle d’avant. C’est comme une maison, il faut des fondations. »

Comment vous est venue l’idée de faire le film J’aime pas Flaubert ?

On me disait que c’était compliqué de faire des documentaires sur la littérature, mais comme ma vie principale est d’écrire, même si je ne suis pas romancier (parce que je n’ai pas eu de romans publiés même si j’en ai écrit), je comprends un peu les affres de l'écriture et la motivation. Ça me paraissait très évident pour moi de faire ça.

J'ai fait un film sur Michel Bussi quand il a commencé à être connu. Je le connaissais bien avant qu'il ait du succès, quand il était encore un auteur local (on est originaire de la même ville).Et je ne sais pas pourquoi j'ai senti qu’il allait percer. Je me suis dit que ça m'intéressait vraiment, que c’était quelque chose qui faisait partie de moi de réaliser des films littéraires. Je me suis dit qu'il fallait que je trouve une autre idée, que je m’attaque à plus fort que Michel Bussi !

 

Vous êtes passé aux grands maîtres de la littérature française...

Quand on fait un film, on reste avec le sujet pendant un an et demi à deux ans donc c’est vrai qu’il faut aimer ce qu’on va faire. Tout naturellement, je me suis dit que j’allais m’attaquer à une sommité de la littérature française. Qui ? J’aime beaucoup de gens et puis en cherchant, j’ai pensé à Proust. Je me suis dit : “ah oui, Proust !”. Puis tout de suite, je me suis dit “mais j’aime pas Proust…”.

C’est vrai que j’ai jamais réussi à lire Proust, c’est vraiment un des écrivains qui me tombe des mains chaque fois que je lis la première page et au bout de la fin de la phrase… Je ne suis pas arrivé à la fin de phrase, je referme et je ne comprends pas. Je me suis dit : c’est comme ça qu’il faut aborder Proust. Il faut aborder Proust d’une manière différente, d’une manière tout à fait naturelle, avec énormément de personnes qui n’arrivent pas à le lire, comme moi. Voilà, je vais proposer un film qui s'appelle J’aime pas Proust.

 

Avec un titre volontairement provocateur !

Oui, avec un titre volontairement provocateur : je vais me mettre dans la peau des 95% des gens, dont je suis, qui n’arrivent pas à lire Proust, qui ne comprennent pas comment on peut célébrer cet écrivain. Je vais aller voir des personnes qui sont des sommités, proustiens, proustiennes ou des amoureux et je vais leur demander pourquoi et comment ils aiment cet auteur. Comment on peut faire pour aimer Proust au XXIe siècle parce que c’est quand même un auteur du XXe siècle. C’est parti comme ça, tout simplement. Après ce film sur Proust, tout naturellement on a été amené à continuer et à faire J’aime pas Maupassant et J’aime pas Flaubert.  

 

Parce que vous avez eu une bonne réception j’imagine ? 

Oui, parce qu’en fin de compte il a beaucoup décontracté et beaucoup plu et en même temps Je n’aime pas Proust est un peu particulier : il est un peu provocateur, mais ce qui était intéressant pour nous tous, c’était que ce Je n’aime pas Proust a donné envi de lire Proust. C’est ça l'intérêt de notre métier : on est des passeurs, on n'est pas plus intelligent que les autres. On est juste là pour transmettre. En fait, contrairement à ce que le titre dit, à la fin, on se dit “on comprend mieux, on va peut-être aller voir, aller lire, on a peut-être raté quelque chose.”

Avec ces clés-là, j’ai trouvé comment lire Proust plus facilement. J’ai trouvé qu’en respectant la ponctuation Proust était fluide. C’était impeccable. C’est comme ça que j’ai compris qu’on allait rapper Proust dans le film. J’aime pas Proust commence par un rappeur qui slame Proust et c’est tout à fait naturel en fait. Donc il y a plein de choses qui font que ce film est différent d’un film classique. C'est aussi un film pour une génération peut-être un peu plus jeune et aussi pour des gens qui ont eu beaucoup de complexes : moi, je sais bien, je vois bien, dans mon milieu, quand on a l'audace de dire “j’aime pas Proust”, “ha oui, tu n’aimes pas Proust ? Comment, je ne comprends pas…”. Quand même, c’est un peu… Ridicule.

 

Et puis il y a des postures du style “je relis Proust régulièrement”...

Oui ! Il y a des postures et c’est vrai qu’en faisant des films qui s’appellent “j’aime pas” je n'ai pas ressenti cela du tout. Même les gens qui aiment, ils respectent le fait de donner un point de vue très clair, c’est très intéressant. Et Flaubert est arrivé à ce moment-là.

 

Pourquoi Flaubert justement ? 

C’est en parlant avec France 3 qui avait envie de continuer à faire une collection. Flaubert fait partie des incontournables, des sommités, des maîtres ! Et on a découvert plus tard qu’il y avait l’année Flaubert. Je suis très naturel, je suis très béotien. Flaubert, c’est pareil : j'ai lu plusieurs fois Madame Bovary dans mon existence et j’ai jamais compris pourquoi il fallait s’enthousiasmer, donc, je suis plutôt en phase avec les films. Ce n'est pas une posture.

C’est bizarre, je passe ma vie à écrire, je ne viens pas de la littérature : j’ai eu un BAC scientifique. Et c’est parce que j’ai une formation scientifique que j’ai réussi finalement à écrire, pour la radio notamment. Quand on fait du cinéma ou de la télévision, enfin quand on écrit des scénarios, ce sont des écritures très cartésiennes, ce ne sont pas des écritures littéraires... Quand on n'a pas de formation littéraire, c’est plus facile.

 

Donc le titre J'aime pas Flaubert, ce n’est pas seulement un titre provocateur, c’est votre postulat de départ et vous cherchez vraiment à comprendre pourquoi il faut relire cet écrivain, pourquoi il est si important dans la littérature normande ou française ? 

Oui, c’est ça. Mais il est volontairement provocateur quand même ! Quand on dit “j’aime pas Flaubert”, on dit clairement quelque chose qui peut être… Choquant ? Je pense qu’on a pu, faire ces films-là parce qu'on est en phase aussi avec une époque. On passe notre temps sur les réseaux sociaux, Facebook notamment à faire “j’aime”, “j’aime pas”. En faisant un film qui s’appelle J’aime pas Flaubert, volontairement on est dans cela, pour en arriver à apporter beaucoup de nuances finalement. Flaubert est quand même clivant.

C’est un personnage à la fois dans sa littérature parce que, contrairement à Proust, il n'a pas écrit qu’un seul livre. Proust a écrit un livre, c’est un recueil de 3 000 pages. Flaubert, a écrit sept livres, ou six, je ne sais plus, complètement différents, il s’est remis en question tout le temps. Entre Madame Bovary et Salammbô, c'est déjà un grand écart. Et ensuite avec Un Coeur Simple qui est une nouvelle magnifique. On ne sait pas où situer Flaubert : on ne peut pas dire “, c’est un écrivain romantique” ou “c’est un écrivain peplum”et ça, c’est intéressant en soi.

Il y a le caractère de l’homme aussi. Il est exaspérant, il est entier, il est misogyne, il est excessif. Marie-Hélène Lafon, dans le film, dit qu’elle adore Flaubert et adore la littérature de Flaubert mais qu’elle ne supporte pas l’homme. Et elle dit que Flaubert est un punk, un punk à l'intérieur. Et c’est vrai que Flaubert, c’est rock n’roll. C’est un bourgeois détestant les bourgeois. Il est contre la monarchie, mais il adore être flatté. Quand la reine - la princesse Mathilde -  lui dit qu’il a écrit un roman formidable, il va à la cour et est flatté d’être à la cour ! c’est le grand écart permanent. 

 

À travers ce documentaire, le but était-il de dépoussiérer l’image de Flaubert, de faire remonter ce côté excessif, punk, comme le décrit Marie-Hélène Lafon ?

Oui. C’est-à-dire que partir d’un postulat de départ en disant “j’aime pas Flaubert” : c’était beaucoup plus facile : on pouvait parler de ses défauts, de ses facettes moins reluisantes, on pouvait ne pas (les) mettre sous le tapis. Ce qui est intéressant aussi, c’est de rencontrer les vrais spécialistes, les gens qui sont des références. Pour Flaubert, il s’agit d’Yvan Leclerc *. Ça fait 50 ans qu’il travaille sur Flaubert. On a la chance qu’il soit normand, qu’il habite à Rouen, et que ce soit un homme formidable. Quand je suis allé le voir en lui proposant de faire un film J’aime pas Flaubert, il m’a répondu  “C’est formidable, moi j’ai vu J’aime pas Proust, c’était bien donc allons-y, faisons J’aime pas Flaubert !”...

En fin de compte, les spécialistes, les gens qui sont les plus amoureux, acceptent qu’on vienne les voir en disant “mais moi j’aime pas”, parce que ça les intéresse aussi de nous expliquer, pourquoi eux ils aiment et quelles sont les clefs pour aimer. En même temps, ils acceptent aussi de dire “ah oui mais moi aussi il y a des facettes de Flaubert que j’aime pas ou alors qui sont un peu moins drôles" et ainsi d’en parler. Finalement,  on a le portrait très humain de quelqu’un. Je pense que le fait de mettre des gens sous cloche ou de le mettre en haut d’un pied d'estale, ça ne les aide pas.

Mais Flaubert a des côtés sympathiques. Avec ses amis, il était magnifique. Avec Louis Bouilhet, il a été exceptionnel ! Quitte à se fâcher avec la ville de Rouen pour que son ami ait une statue à Rouen. Quand Flaubert fait les choses, il ne les fait pas à moitié ! Quand il aide Maupassant, quand il prend Maupassant sous son aile, aussi.  Avec toutes ces entrées, différentes, on a plus de facilité après pour le lire et on le comprend mieux. Le procès bovary  a fait beaucoup aussi pour sa notoriété. Les censeurs sont toujours les mauvais juges puisqu' ils mettent le focus sur une œuvre, sur un livre et finalement, c’est comme ça que Flaubert a été connu.

*Yvan Leclerc est président du comité scientifique et culturel Flaubert 21, Professeur émérite à l’Université de Rouen Normandie, membre associé du laboratoire Cérédi, spécialiste de Flaubert.

 

Pourquoi avoir utilisé le procès de Flaubert pour atteinte aux bonnes mœurs comme un des fils conducteurs de votre documentaire ? 

Une des particularités de ces films est la musique originale, faite par Gregory Moore et un chanteur qui est Hassan Guaid. Donc pour Flaubert, je me suis demandé comment faire ? Parce que ces œuvres sont tellement différentes : pourquoi prendre Madame Bovary ? Pourquoi prendre Salammbô ? Pourquoi prendre La Tentation De Saint Antoine ? Pourquoi ne pas prendre Bouvard et Pécuchet ? Pourquoi ne pas prendre les Dictionnaires ? C’était compliqué ! Et puis on a besoin d’une unité, on ne va pas chanter Salammbô comme on chante Bovary ! Et tout à coup, j’ai lu la plaidoirie de Maître Sénard… Ça m'a paru évident ! Dans ces phrases, cela résume un petit peu plus Flaubert que le procès. Finalement, le chanteur rythme le film avec la plaidoirie.

Effectivement, ça donne un focus un peu plus important sur le procès Bovary… Mais en même temps, ça résume bien. Quant à la fin, Sénard dit “Voilà maintenant vous connaissez mieux mon client, vous allez pouvoir l’aimer à sa juste valeur puisque vous le connaissez mieux”. Cela résume également le film qu’on a fait. On a utilisé cette plaidoirie dans le but du film mais il est vrai que Flaubert ne doit pas se résumer au procès malgré tout. 

 

Vous avez vraiment lu Flaubert finalement ? 

Oui ! C’est le piège quand on a des idées un peu saugrenues comme ça ! On se dit qu’on va faire des films sur des gens qu’on n'aime pas et puis finalement, on est obligé de les lire ! Donc j’’ai découvert Flaubert, j’ai découvert les autres auteurs aussi, écrivains et l’écriture, c’est magnifique !

 

À votre avis, pourquoi faut-il lire ou relire Flaubert en 2021 ? 

C.C. : C’est Marlo Johnston à la fin du film sur Maupassant qui dit tout simplement “parce que c’est bien”. Je pense qu’on a besoin de fondements aussi. C’est-à-dire que si on veut apprécier la littérature de maintenant, il faut aussi connaître celle d’avant. l’une ne va pas sans l’autre. Quand on a une maison, comme nous tous, il y a  des fondements et après, on fait notre propre décoration. Mais les fondements sont là et c’est aussi pour voir comment, pourquoi ces écrivains sont toujours lus... Non pas par nous, mais par des gens qui ne sont pas forcément dans ce milieu littéraire, dans ce milieu de la culture et qui sont plombiers, coiffeurs et qui adorent ! Pour eux c’est leur vie. Leurs références... Pourquoi ? Pourquoi ça nous touche ? Parce qu’il y a une certaine modernité dans Flaubert...

 

Selon vous, si Flaubert est moderne est-ce parce qu’il y des thèmes soulevés dans ces œuvres qui sont toujours d’actualité en 2021 ? 

Effectivement, Madame Bovary fait exploser l’image de la femme au XIXe siècle. Et on est là, en 2021, avec des combats encore plus féminins. La place de la femme dans la société avec #MeToo par exemple. Quand on lit Madame Bovary, encore plus au XXIe siècle et encore plus en 2021, ça fait résonance. Un Coeur simple aussi fait résonance à des gens qui ont une vie… Simple. Comment faire pour avoir une belle vie ? On s’accroche à quoi pour vivre, malgré les difficultés ? L'héroïne s'accroche à un perroquet empaillé. C'est incompréhensible pour les autres, mais pour elle, c’est tellement important. 

Je crois que c’est vraiment la fonction de la littérature aussi : c’est de s’évader. Et puis Salammbô, La Tentation De Saint-Antoine, c’est tellement barré et moderne. Ce sont des scénarios avant l’heure. Quand il décrit, il met “il va s'asseoir". Et ça, c’est ce qu’on écrit dans les scénarios. Il y a des dialogues, il y a des descriptions, il y a des réflexions… C’est un peu autre et ce qui est un peu autre est toujours exceptionnel. En France, on est dans un pays formidable où on a accès aux livres. Avec internet, on a tous les livres, tous les classiques. On peut les lire, les étudier, on a toutes les références. Je crois que ça nous nourrit. A la fin de notre premier film avec Laurent Mathieu, on avait mis une phrase de Malraux qui est à peu près celle-ci : “La culture, c’est ce qui répond à l’Homme quand il se demande ce qu’il fait sur la terre”. (La culture, c’est ce qui répond à l’homme quand il se demande ce qu’il fait sur la terre. Et pour le reste, mieux vaut n’en parler qu’à d’autres moments : il y a aussi les entractes.) Effectivement, on n'est pas des animaux parce qu’on a un cerveau qui nous permet de lire, de penser, de parler, de faire des films, de rêver, de faire du jardinage. Ce que les animaux ne peuvent pas faire. C’est ce qui nous sauve.

On peut passer sa vie sans lire Flaubert. Par contre, c’est vrai que si on commence à aimer, c’est bien. Je ne vois pas où sont les murs. Je vois surtout des passerelles : plus on lit, plus on a envie de lire et plus on a envie de lire et plus on va aller lire des choses qui nous paraissent inaccessibles ou dont on a peur.

Pour Flaubert, cet homme inaccessible dans la littérature et bien dans son histoire, a rêvé d’être un auteur de théâtre. Mais il n’a jamais réussi. Quand il a été auteur de théâtre, ça n’a pas marché. Il a même été obligé d’enlever sa pièce au bout de trois jours parce que ça a été un fiasco total ! Même lui, il ne réussit pas… c’est rassurant quand même. C’est bien pour nous tous de voir qu’il a aussi ses échecs, qu’il a aussi sa part d’ombre. Il n’a eu que deux livres qui ont eu du succès dans sa vie. Les deux premiers : Salammbô et Madame Bovary. Madame Bovary pour de mauvaises raisons et Salammbô parce que les gens ont aimé. Les autres livres n’ont pas eu de succès. C’est très paradoxal. Et c’est bien de le découvrir, parce que cela nous rassure tous, je pense. 

 

En France on aime toujours les outsiders...

C’est aussi pour ça. Je suis content quand les gens qui ont vu les films me disent “on a été relire les livres” parce que c’est vraiment le but du jeu. Je pense que c’est important de faire aussi des films sur ces sujets-là. C’est compliqué de parler de culture à la télévision en ce moment. Il parait que c’est clivant. C’est vrai que c’est difficile. Les gens n'ont pas tellement le cœur ou l’envie. Donc allons les chercher autrement !

 

Dernière question, est-ce que vous avez un autre film sur un écrivain en projet ou que vous aimeriez faire ? 

Oui, j’aimerais bien faire des films sur des gens que j’aime aussi ! Donc, oui ! En fait, ce qui m’intéresse, ce sont les histoires liées à l'œuvre, ce sont aussi les personnages et les histoires des personnages qui sont intéressantes. Je pense que c’est un tout. On aime aussi les écrivains parce qu'on aime ce qu’ils sont, ce qu’ils ont été et effectivement il y a “foultitude” de gens. Donc on a des projets, mais on n'en parle pas pour le moment. Comme je le disais tout à l’heure, on est dans des cases. Je suis maintenant catalogué réalisateur littéraire donc il va falloir que je me sorte de la case ou que je continue dans la case.

En tout cas, il y a tellement d’ écrivains, pas forcément français d’ailleurs, qui nous aident au quotidien, dont on a parlé, et qu’on a oubliés. Par exemple, moi, je suis un peu surpris. Cette année, on n’a pas fêté Boris Vian ! Alors que c’était le centenaire de sa naissance. Boris Vian est génial parce que c’est un touche-à-tout. Il a fait des chansons, il a fait des critiques, il a fait de la trompette, il a fait du jazz, il a fait des livres, il a fait des livres sous pseudonyme différents, des polars. Il parle toujours à une génération de gens jeunes et il est passé un peu à la trappe… Mais on a besoin de ça. Donc oui moi, j’y retourne sans problème.

 

Voir le documentaire J'aime pas Flaubert

[Entretien] avec Christian Clères