
Fresque romanesque en quatre volumes, Le Chant des Asturies nous plonge dans l’Espagne du Nord durant les années 1930.
L’histoire nous est contée via le prisme de deux familles. D’un côté, Tristan, jeune homme de la haute société, journaliste dilettante ayant quitté Madrid pour rentrer dans le giron paternel. Ce dernier, aristocrate et capitaine d’industrie, ne comprend pas ce fils bohème ni les réformes que tente de mettre en place la jeune République.
De l’autre, Apolonio, mineur-contremaître apprécié de tous qui endossera un rôle de leader politique plus ou moins malgré lui et dont la fille file le parfait amour avec Tristan tout en ignorant sa véritable condition sociale... Aux prémices de la grande grève générale de 1934, l’auteur nous met en immersion dans le soulèvement des mineurs de la région, qui tournera à l’insurrection, établissant même un gouvernement provisoire avant d’être réprimé par les troupes militaires dirigées par Franco.
Une épopée politique intense et indispensable.
J’ai aimé aussi…
- Éloge de la surface de Lory & Relmani –Dargaud. Analyse sociologiquement décalée des mécanismes de la télé-réalité, traitée
avec humour et autodérision. - Contrition de Portela & Keko – Denoël Graphic. Péché et rédemption au sein d’un ghetto de pédocriminels de l’Amérique profonde. Malsain et subjuguant !
Fred Sendon
Au grand nulle part
102, rue du Général-Leclerc
76000 Rouen
Le chant des Asturies dʼAlfonso Zapico – Éditions Futuropolis